Qui suis-je ?

Je suis née dans les alpes suisses dans les années soixante.

A onze ans, j’ai écrit et illustré mon premier « roman », cadeau de Noël destiné à ma mère. Je m’y vois encore. J’écrivais sans relâche, des nuits entières, à la lueur de ma lampe de chevet, tout en mordillant une mèche de cheveux. Toujours la même. Le temps n’existait plus. Ma plume glissait sans hésitation sur le cahier d’écolière quadrillé posé à plat sur mes genoux. Je ne pouvais plus m’arrêter. J’y ai pris goût. La passion d’écrire s’est emparée de moi et ne m’a plus jamais quittée.
D’autres romans, des essais, des monologues, nés par la suite, sont restés bien sagement rangés dans le tiroir d’une commode.

Au fil du temps, j’ai développé une bouleversante sensibilité au Féminin sacré, à la Déesse Mère, à l’histoire des religions, aux origines de l’humanité, bref au Féminin tout court. Mais attention, avec un ‘’F’’ majuscule (à ne pas confondre avec le féminisme). Aujourd’hui, ce n’est plus un secret pour personne, le Féminin émerge de la zone d’ombre où « elle » a été retenue en otage pendant de nombreux millénaires et commence à se manifester pleinement, dans sa vraie grandeur. Le Féminin nous dévoile progressivement son énigmatique face. « Elle » nous révèle qu’elle est à l’origine du mystère fascinant de la vie, de l’histoire de l’humanité, de la Création. « Elle » nous charme, « elle » nous inspire, « elle » nous obsède, car le moment est venu. Nous sommes prêts. Prêts à nous éveiller, prêts à nous souvenir, prêts à nous réapproprier notre histoire, à nous tourner vers le passé, pour comprendre le présent et s’ouvrir pleinement à l’avenir.

C’est au début des années 2000 que mon regard s’est attardé sur la vie de Marie, la mère de Jésus. Je suis convaincue qu’elle a joué un rôle particulièrement important au niveau de l’ancrage du Féminin sacré dans l’inconscient collectif de l’humanité. Qu’elle ait réellement vécu sur notre Terre il y a deux millénaires ou pas, n’est pas un réel débat. C’est l’impact de l’archétype qu’elle symbolise qui me semble relevant. Pendant plusieurs mois, j’ai résisté à la tentation de prendre la plume et de mettre par écrit ce qui m’habitait avec de plus en plus d’insistance, je trouvais le sujet trop sacré pour y toucher.

Puis, en 2014, j’ai cédé… et je me suis mise au travail. Cette recherche m’a permis de me réconcilier avec la religion chrétienne. Bien qu’éduquée dans la foi chrétienne, le sujet était devenu un sujet tabou pour moi.

Romancer un événement historique essentiel au développement de notre culture occidentale fut pour moi un défi extraordinaire à soulever. J’ai entamé une recherche bibliographique solide et approfondie – qui s’est étalée sur plusieurs années – car je tenais à rester le plus fidèle possible aux faits historiques – tels qu’ils sont relatés dans le canon biblique mais aussi dans les nombreux textes apocryphes disponibles aujourd’hui. Il me semble capital de mettre en relief quelques faits peu connus qui, de mon point de vue, cherchent aujourd’hui à émerger dans nos consciences. Je me suis donc autorisée à poser un regard audacieux sur les personnages de Marie, Marie-Madeleine, Marie de Cléophas et toutes les femmes disciples qui ont entouré Jésus et sur le rôle essentiel qu’elles ont certainement joué voici deux mille ans.

La Shekinah, Livre 1er de la trilogie des Trois Marie, est le premier manuscrit que j’ai soumis à un éditeur. Le livre 2 de la trilogie, La Migdalah, qui traite de Marie-Madeleine sortira au printemps 2019, aux Éditions Almasta…